Histoire d’Oulmes – Commune Vendéenne


Origine du nom : Ulmus « Orme » arbre qui existait en grand nombre sur le territoire de la commune.
Oulmes est un petit village français, situé dans le département de la Vendée et la région des Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Oulmais et les Oulmaises.

 

La commune s’étend sur 9,3 km² et compte 746 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2004. Avec une densité de 80,4 habitants par km², Oulmes a connu une nette hausse de 16,9% de sa population par rapport à 1999.

 

Entouré par les communes de Bouillé-Courdault, Nieul-sur-l’Autise et Benet, Oulmes est situé à 17 km de Niort la plus grande ville aux alentours. Situé à 19 mètres d’altitude, La rivière la jeune autise est le principal cours d’eau qui traverse la commune d’Oulmes.

 

 

 

 

 

 

L’histoire d’Oulmes a laissé des traces. Depuis l’époque médiévale ,le village a toujours formé un tout autour de son château jusqu’à la révolution.L’histoire de la commune jusqu’à la fin du XVII e siècle, ne peut être séparé de l’histoire de la seigneurie et de la paroisse. Relativement importante, la seigneurie relevait des comtes du Poitou.

 

Les Remparts

Oulmes était autrefois une ville entourée de murs. Il n’en subsiste qu’une très petite partie (100 mètres environ) dont il serait difficile de préciser la date. Ils se voient en avant du château, en contre-bas de la route de Niort à Fontenay.

 

L’ancien Prieuré – 14e siècle : rue de la Venise Verte
La cure d’Oulmes semble avoir été sous la dépendance du prieuré durant la période de l’Ancien Régime. A cette époque, les curés du village sont réduits à la portion congrue et perçoivent une rente annuelle limitée à 300 livres. Les archives de la paroisse ont conservé les pièces d’un procès qui a eu lieu à ce sujet, en 1766.

 
L’Eglise

Elle est composée d’une nef avec transept, abside et absidioles. Le sanctuaire est en grande partie de l’époque romane, ainsi que la transept, dont le carré supporte une coupole sur trompes, autour de laquelle s’élève un clocher. Carré massif, flanqué de contreforts peu saillants, selon l’habitude du 11e siècle, il est dans le goût de cette époque batailleuse, où l’église servait souvent de lieu de défense. C’est un véritable petit donjon. Le transept à été revoûté à l’époque gothique. La voûte de la nef appartient à la fin du 14e siècle ou au 15e, mais les fenêtres ont conservé leur caractère roman.

 
L’église d’Oulmes présente deux façades romanes, toutes deux remaniées plus ou moins à l’époque gothique. L’une est placée en avant de la nef, l’autre à l’extrémité de l’un des bras du transept (côté de l’évangile). La description minutieuse de ces façades serait déplacée ici, leur intérêt résidant dans les détails. Les paysages et Monuments du Poitou ne sont pas une monographie de l’architecture et de la sculpture aux 11e et  12e siècles.

 

La Cloche 1542 – Bronze – Eglise Notre-Dame
La cloche, même solitaire dans son beffroi nettement postérieur à l’ensemble de l’édifice, à peut-être été fondue dans le four à cloche découvert dans le transept sud lors des fouilles de 1988. Son bronze porte la date de 1542.

 

Ancienne Chapelle du logis St Thomas

Selon la tradition locale, cette chapelle, désormais transformée en habitation, aurait appartenu aux moines de l’Abbaye de Nieul.

 

Ancien Presbytère

Rue de la Venise Verte. L’ancienne cure est située face à l’entrée principale de l’église. L’un des curés de la paroisse, l’abbé Joseph Arrivé, administre de son mieux les biens de son église à partir de 1820 : la succursale d’Oulmes n’a cependant été élevée au rang de cure de 2è classe qu’en 1829, par ordonnance du roi Charles X et de Mgr Soyer, évêque de Luçon.

 

Ancien Château

Il était situé à peu près sur l’emplacement du Château actuel. Il en reste un escalier enclavé dans les servitudes. La rue qui longe la tour à laquelle appartenait cet escalier porte encore aujourd’hui le nom de rue de la Retraite.
Le vieux château doit avoir été démoli  au 17e, 18e siècle.
En 1764, époque où furent comblées les douves, il restait encore une partie du vieux château « servant de basse-cour », et une pour le pavillon, où se trouvaient les prisons.

 

Château actuel

Il se compose de deux parties fort distinctes : les communs  et le pavillon ou château proprement dit.

Les communs, vaste construction de la fin du 18e siècle, présente la forme d’un fer à cheval, ont été bâtis tel les casernes de Versailles. La tradition locale va jusqu’à les attribuer à Mansart, de même qu’elle attribue les jardins à Le Nôtre. L’ancienne fuie seigneuriale existe toujours.
Le pavillon a été construit de 1759 à 1764. C’est une jolie habitation encadrée dans un bosquet charmant, que précèdent des douves de fantaisie. Du côté des jardins, un bas-relief, encastré dans le fronton, représente les occupations habituelles des anciens châtelains de l’endroit, la chasse, la pêche, l’agriculture, etc.

 

Ancienne grange de la Chevalerie

Cet ensemble était autrefois la propriété de la commanderie de Cenan, de l’ordre de Malte.

 

Ancienne Gendarmerie 1872 – 48, Rue Georges Clémenceau
Cette maison est occupée par la gendarmerie de 1904 à 1965, date à laquelle cette dernière est transférée à Maillezais, avec la construction d’une nouvelle brigade. La présence d’une gendarmerie, peut-être dès le 18e siècle, est due à l’implantation d’Oulmes sur des grands axes de communication.

En 1926 et 1927, la commune achète la gendarmerie, et en 1933 elle aménage un cinquième logement. Le bail de location consenti au département de la Vendée est transféré au nom de l’Etat, jusqu’en 1965 date de la fermeture de la gendarmerie. Les logements sont depuis loués à des particuliers, et les bureaux et dépendances ont servi aux sapeurs pompiers.

 

Le Moulin de PacouinayAvant 1950 – Pierre – Pacouinay
Le premier Moulin à vent est vraisemblablement construit vers 1680. Trois moulins sont ensuite élevés, avant 1750, comme l’atteste un document de cette date  sur lequel les trois édifices figurent. Deux moulins sont détruits en 1872, en raison de l’importance des taxes auxquelles ils sont soumis. Le moulin subsistant est restauré en 1816, puis est motorisé en 1900 afin de pallier à l’absence de vent. Il maintient son activité jusqu’en 1959, date à laquelle les ailes cessent de tourner.On peut aujourd’hui le visiter.

 

Le Mausolée Espérance Rousseau (1882-1936), originaire d’Oulmes, cultivateur et éleveur de moutons, a habité au 14 route de Fontenay.
D’un voyage au Maghreb, vers 1930, cet homme aux idées originales a rapporté le plan de l’un des édifices funéraires des « marabouts » et a décidé qu’à son décès une construction semblable serait érigée sur sa tombe et celle de ses ascendants dont les sépultures étaient sur sa propriété.
Par testament, il lègue à la commune cette parcelle de terre et la somme nécessaire à la construction de l’ouvrage ainsi qu’à son entretien. Sur le fronton du mausolée figure l’inscription : « Aujourd’hui moi, demain toi ».